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Les villes agissent comme premières répondantes, c’est-à-dire qu’elles interviennent et agissent en priorité, lorsque surviennent des problèmes concernant l’eau, par exemple, des problèmes liés à la qualité de l’eau potable ou de l’eau pour la baignade; aux inondations majeures ou aux refoulements ponctuels; ou encore, aux tempêtes de neige! Avec les changements climatiques, les événements extrêmes sont plus fréquents et les infrastructures, autrefois suffisantes, sont surchargées et ne sont plus adéquates. Les interactions peuvent dépasser l’envergure des plans d’urgence.

Entrevue – Gestion des inondations en ville

Transcription

Définitions

Exercice 6

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Cas d’étude : pas de refoulement d’égout svp!

Les changements climatiques ont des impacts sur l’intensité des précipitations, qui se répercutent dans nos réseaux d’égouts, puis ultimement dans nos bâtiments urbains. De plus, un des nombreux impacts de l’imperméabilisation des surfaces dans les villes, lors de fortes pluies, est la surcharge du réseau d’égout. Les réseaux ne peuvent tout simplement pas accepter toute cette eau. Les conséquences sont notamment des débordements planifiés d’eaux usées à l’aide d’ouvrages de surverse dans le milieu récepteur et des refoulements d’égouts dans les bâtiments. Les conséquences sont parfois surprenantes, même si parfois elles ne sont pas trop graves, comme on voit ci-après.

Ça glougloute dans les toilettes!

Comment l’eau des égouts entre-t-elle dans les bâtiments?

Lors de fortes pluies, la situation peut devenir critique dans les bâtiments multilogements à toit plat, même avec des clapets antiretours d’eaux usées installés et fonctionnels. Quand il pleut, l’eau du toit se vide par la colonne centrale pour rejoindre la conduite maîtresse au sous-sol. « L’eau qui vient du toit et qui devrait rejoindre l’égout central peut remplir la colonne. C’est alors que ça glougloute dans les toilettes sur les étages », explique Henri Bouchard, directeur du service technique à la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec. En théorie, l’eau des égouts ne devrait sortir nulle part ailleurs que dans la conduite maîtresse du sous-sol. Cependant, l’eau du toit peut se mettre à sortir par la toilette ou le bain. « Même si tous les appareils ont été bien installés, la situation devient impossible à gérer », affirme Henri Bouchard Dumont, 2014. Les conduites ne peuvent tout simplement pas accepter autant d’eau dans un court laps de temps.

Si on avait des toitures végétalisées, est-ce que ça réglerait le problème?

En effet, si tous les bâtiments avaient des toitures végétalisées, les inondations par refoulements d’égouts ne se produiraient probablement pas. L’eau serait emmagasinée dans le toit pour la croissance des végétaux et l’excédent d’eau serait drainé lentement. Ainsi, l’eau serait acheminée beaucoup plus graduellement dans le réseau d’égout, évitant donc sa surcharge. Toutefois, des refoulements se produiraient probablement tout de même dans les bâtiments où les clapets antiretours ne fonctionnent pas bien. Le réseau d’égout, même sans les eaux de toits, peut être temporairement surchargé par ce qui ruisselle des rues. Sous-pression, l’eau peut sortir par les couvercles de puits d’accès et les entrées d’eau dans les bâtiments. C’est pourquoi l’entretien des équipements ainsi qu’une diversité de stratégies soutenables qui permettent d’augmenter la quantité de végétation et de surfaces perméables dans les villes sont à privilégier. La section suivante traite justement des adaptations soutenables aux changements climatiques dans les villes.

References
  1. Dumont, A. (2014). Des refoulements d’égouts, on n’en veut pas! La Presse. https://plus.lapresse.ca/screens/43125694-53ad-df31-a669-6943ac1c606d%7C_0.html